Les avantages et inconvenients de la colocation

La colocation est un phénomène de plus en plus mode. Popularisée par la série américaine Friend, la colocation possède un inconvénient majeur:  la clause de solidarité imposée par  beaucoup de propriétaires.

La colocation se développe dans toutes le régions de France et en particulier dans les villes étudiantes. Toutefois, ce type de logement n’est pas seulement destiné aux étudiants car les jeunes cadres supérieurs préferent vivre à plusieurs dans un grand appartement que seul dans une studio minuscule. Les colocataires ne sont pas exclusivement composé de gens qui se connaissent, de plus en plus de gens prennent un appart seul et recherche ensuite des colocataires en passant une petite annonce dans un journal ou sur internet, afin de réduire considérablement le prix du loyer.
Financièrement et socialement, louer un appartement ou une maison en groupe est plutôt une bonne affaire d’autant que chaque occupant bénéficie de sa propre pièce mais profite également des parties communes (salon, cuisine, salle de bain… ) Le contrat de location est un contrat classique signé par chacun des colocataires, chacun devant payer sa part du oyer. Chaque habitant reste redevable de sa seule quote-part si les autres personnes ne payent plus leur loyer, sauf si le propriétaire a fait signer une clause de solidarité. Un colocataires qui souhaite quitter le logement doit prévenir de son départ par lettre recommandée avec accusé de réception deux mois avant. Cependant, les bailleurs font signer, la plupart du temps, une clause de solidarité pour se protéger. La clause de solidarité doit être clairmement énoncée dans le contrat. Si elle n’est pas prévue dans le bail, elle ne s’applique donc pas, mais rares sont les bailleurs qui l’oublient. Cette clause est très rassurante pour le bailleur mais lourde de conséquences pour les colocataires. Si l’un d’eux ne paie plus son loyer, le bailleur peut réclamer la totalité du loyer aux autres colocataires ou au plus solvable. Si l’un d’eux déménage sans prévenir, les autres doivent payer l’ensemble du loyer. Si le propriétaire constate une dégradation des lieux, il peut demander la remise en état sans avoir à chercher qui est le responsable des dégradations locatives. Si l’un d’eux décide de partir, même en y mettant les formes, avec préavis envoyé dans les temps par lettre recommandée avec accusé de réception, le congé ne met pas fin à la clause de solidarité. Celle-ci s’éteint au terme du contrat initial de 3 ou 6 ans selon que le bailleur est une personne physique ou morale. Avant cette échéance, le bailleur peut réclamer à celui qui est parti l’intégralité du loyer et se retrouner vers n’importe lequel d’entre eux si celui qui est parti n’est pas solvable. Par contre, le bailleur ne peut poursuivre un colocataire parti pour les réparations locatives, car la loi conçoit qu’il n’a pas à payer pour la dégradation d’un bien qu’il n’habite plus.
Quand tous les colocataires rompent le bail, le congé doit être signé par chacun d’eux. Si l’un des locataires bénéficie d’un délai de préavis ramené à un mois au lieu de trois en cas de mutation ou de divorce, cette réduction de délai ne s’applique qu’à la personne concerné.

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